La lutte contre la corruption, le détournement des derniers publics et l’impunité semble ne pas porter ses fruits. Depuis l’avènement de la démocratie au Bénin, tous les dirigeants qui se sont succédé à la tête du Bénin en ont fait leur préoccupation. De SOGLO à TALON en passant par KEREKOU et YAYI, la vision était la même mais n’est pas partagée par certains nombre de citoyens qui continuent toujours de siphonner les caisses de l’État. Malgré les nombreux mécanismes mis en place par ces dirigeants pour éradiquer ces fléaux, le mal persiste.
En effet, l’ancien Président Nicephore Dieudonné SOGLO, avait créé une cellule de moralisation à la présidence pour faire rendre gorge aux pilleurs de l’économie. Une lutte que son successeur feu Général Mathieu KEREKOU va poursuivre en créant aussi une cellule de moralisation de la vie publique piloté en ce moment par Adjaï SAKKA. L’ancien président Boni YAYI, lors de ses mandats, a marché contre la corruption. Aujourd’hui, Patrice TALON créé la Cour de répression des infractions économique et du terrorisme CRIET. Une cour qui dès sa création a suscité tant d’espoir pour lutter efficacement contre la corruption, les détournements, et l’impunité, au regard de ses sentences qui font froid dans le dos. Chose curieuse, ces dernières années, plusieurs malversations financières ont été enregistrées et tout porte à croire que la CRIET a perdu ses lettres de noblesse. Quelle alternative donc pour changer la donne ?
La peur de Gendarme est le début de la sagesse dit-on. Il est impérieux que les dirigeants,les organisations de la société civile, les populations, chacun en ce qui le concerne, joue convenablement son rôle afin que le Bénin puisse se hisser au rang des grandes nations. Qu’on le veuille ou non, les détournements, la corruption sont autant les maux qui ralentissent le développement du Bénin.
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