Encore moins de 24 heure et les fidèles musulmans fêteront la Tabaski appelée l’Aïd El-kebir. Une fête qui se célèbre quarante jours après le ramadan. À Parakou, au niveau des marchés de vente de moutons, l’affluence n’est pas au rendez-vous à l’avant veille de la fête comme les années antérieures. C’est du moins le constat fait par une équipe de la rédaction de votre journal. Rapproché des vendeurs, deux raisons expliquent cet état de chose. Premièrement, la morosité économique, à cela s’ajoute le prix élevé des moutons. Selon Abdoulaye Mohamed, vendeur de moutons au marché okedama à la sortie sud de Parakou, le prix de mouton varie de 50 milles à trois cents milles Franc CFA. Alors qu’auparavant, l’on pouvait s’acheter un mouton à trente mille francs. Le prix élevé des moutons pourrait s’expliquer par la situation sécuritaire liée aux attaques terroristes au Burkina Faso, au Niger, au Mali, pays de provenance des moutons. Un fidèle musulman rencontré au marché, venu acheter un mouton pour le sacrifice le jour de la fête, n’a pu s’offrir l’animal. ‹‹ Je suis venu acheter un mouton, sans vous mentir, je n’ai pas pu parceque les moutons sont chers. J’ai gardé 50 milles alors que ce que je voulais, le vendeur m’a dit que c’est 70 milles. L’année dernière, ce genre de mouton était vendu à cinquante mille au plus cinquante et cinq mille francs CFA ›› nous a confié Ibouraïma Razack. Ils sont nombreux à décrier le prix des moutons surtout en cette période de morosité économique. En tout cas, quelque soit le prix des moutons sur le marché, la Tabaski aura bel et bien lieu.
✍️ Anselme ORICHA
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