- Le nouveau prince dignitaire du Barutem salue une culture de vivre-ensemble
Après son sacre, le mardi 25 août 2026, comme prince dignitaire de la paix et de la cohésion sociale sous le nom de « Gobi Bouin Dooragui », l’ambassadeur Johaness Makouvia venu du Togo, a poursuivi son immersion dans les festivités de la Gaani, ce mercredi 26 août 2026 à Nikki dans le département du Borgou au Bénin. Aux côtés des autorités politiques, des dignitaires et des têtes couronnées, le président du conseil d’administration de l’ONG Internationale MJPP a vécu en direct les huit étapes du parcours rituel effectué par le Sinaboko, Sa Majesté Séro Torou Touko Sari.

Démarré par le Demannu, l’étape initiale chez l’Imam de la mosquée centrale, le parcours rituel du Sinaboko s’est achevé par son retour devant les tambours sacrés, station finale de consécration avant les salutations officielles. Ces différentes étapes retracent une histoire et une culture profondément ancrées dans la vie d’un peuple. C’est cette expérience qu’a vécue Johaness Makouvia venu du Togo, qui dit en avoir beaucoup appris, notamment sur les valeurs de paix et de cohésion véhiculées par la Gaani. « Étant dans la promotion de la paix, Gaani c’est une fête rassembleuse. J’ai constaté un peu plus le respect éthique de la tradition. L’originalité qu’ils ont mis sur la table et toutes les actions de la cérémonie prône le vivre ensemble », a-t-il déclaré.

À la lumière de l’histoire de la cour impériale, l’ambassadeur estime que les peuples ne sont pas réellement séparés par les frontières entre les pays, mais davantage par des barrières politiques.
Dans cette dynamique, il a rappelé l’initiative « Génération Paix », mise en place par l’ONG Internationale MJPP pour promouvoir la diversité religieuse et favoriser le dialogue entre les différentes communautés.
Johaness Makouvia a également annoncé la tenue prochaine au Togo du Festival international des cultes et spiritualités afro-ancestrales, avec le Bénin comme pays invité d’honneur. Il a, par ailleurs, encouragé le gouvernement béninois, notamment le président Romuald Wadagni, à poursuivre les efforts engagés en faveur de la culture et de la jeunesse.

Cette édition de la Gaani n’a pas seulement raconté une histoire. Elle a également suscité joie et fierté autour d’une culture et d’une tradition. Pour l’honorable Chabi Inoussa Zimé, la satisfaction était au rendez-vous après le parcours effectué par le Sinaboko. « Nous rendons grâce, c’est une bénédiction parce que vous allez constater que quand le roi sort de la cour, pour le parcours rituel, aucun tam-tam ne résonne. Aucun signe, parce qu’on ne sait pas comment ça va finir. Et il a fait tout le tour, il est revenu. Nous avons tous manifesté notre joie et notre satisfaction », s’est-il réjoui.

La présence de l’ambassadeur Johaness Makouvia a également été perçue comme un moment de rapprochement entre les peuples. Pour Dunwiru Ilyass Sina, cadre et participant à la Gaani, sa participation permettra de mieux faire connaître cette richesse culturelle au-delà des frontières. « Nous avons l’ambassadeur qui a pu assister à cela et qui va retourner dans son pays. Il pourra rendre compte de l’organisation culturelle du Barutem, de la force de notre tradition », a-t-il expliqué. Il s’est également réjoui de la qualité de cette édition : « Par rapport à toutes les éditions que nous avons connues par le passé, nous sommes heureux d’avoir vécu une édition meilleure, une édition beaucoup plus organisée, une édition aussi bien cultuelle que culturelle et on ne peut que s’en réjouir. »
L’édition 2026 de la Gaani restera ainsi un moment particulier pour l’ambassadeur Johaness Makouvia. Au-delà de son lien désormais renforcé avec la cour impériale de Nikki, il repart au Togo, avec une expérience et une histoire à raconter : celle d’une tradition où culture, spiritualité, paix et cohésion sociale se rencontrent.
✍️Rodrigue Odilon FIODESSIHOUE
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