À travers une campagne de sensibilisation sur l’hémophilie, l’Association Béninoise des Hémophiles en partenariat avec la Novo Nordisk Haemophilia Foundation a rassemblé patients et parents de patients ce samedi 15 juin 2024 à la salle du centre de santé communal de Parakou. Objectif : apporter des clarifications sur l’existence de la maladie aux tradithérapeutes et sur le traitement prévu pour les patients manifestant le mal.

Maladie de coagulation du sang, l’hémophilie est une maladie incurable et héréditaire. Informer donc les tradithérapeutes sur les types d’hémophilie et ses manifestations est très capital au Nord-Bénin, précisément à Parakou. « Nous avons deux types d’hémophilie : l’hémophilie A basée sur le manque de facteur 8 dans le sang et l’hémophilie B basée sur le manque de facteur 9 dans le sang » a déclaré Armand Tossou, président régional de l’Association Béninoise des Hémophiles (Abh). Beaucoup dans le Nord ignorent les manifestations de cette maladie même si elles sont visibles. Les troubles de coagulation du sang observés chez un patient hémophile lorsqu’il se blesse ou après l’excision sont les manifestations palpables, a indiqué Pulchérie Alimagnidokpo, trésorière de l’Abh Parakou.
Cependant, le quotidien des patients hémophiles rend parfois malheureux les parents. « Mon garçon est un enfant hémophile et à la maison ce n’est pas souvent facile. Les hémophiles sont des enfants à suivre de très près, car chaque fois qu’ils se blessent, ils saignent sur une longue durée » a témoigné Amidath Djibril, mère d’un hémophile. Des traitements adéquats pour ces cas sont particuliers et gratuits dans les centres de traitement de l’hémophilie (CTH), comme à la pédiatrie du CHUD-Borgou. D’ailleurs, à travers une analyse de détection du mal, les hémophiles bénéficient d’une prise en charge gratuite des facteurs manquants dans le sang.

À la fin de la campagne de sensibilisation, les participants ont désormais toutes les informations sur l’hémophilie, sa prise en charge gratuite et pourront en retour rapporter ces mêmes informations à leur communauté pour éviter la fatalité des circoncisions au niveau des tradithérapeutes, rassure Barikissou Dandiri, une participante.
✍ Salmata BABONI
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