L’Agence nationale de météorologie (ANM), connue sous le nom de Météo Bénin, a célébré, lundi 24 mars 2025, la Journée mondiale de la météorologie à son siège à Cotonou. L’édition de cette année, placée sous le thème « Combler ensemble les lacunes en matière d’alerte précoce », a réuni plusieurs acteurs du secteur pour réfléchir aux défis liés à la transmission rapide et efficace des alertes météorologiques.
L’événement a rassemblé des structures opérant dans l’aéronautique et la météorologie, notamment l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA), la Société des aéroports du Bénin (SAB) et l’Association des professionnels de la météorologie au Bénin (APMEB). Le représentant de l’ASECNA, Wilfried Adjovi, a souligné l’importance des données météorologiques nationales pour la sécurité aérienne, tout en réaffirmant la disponibilité de son institution à renforcer sa collaboration avec Météo Bénin. De son côté, Khald Ami-Touré, représentant de la SAB, a insisté sur la nécessité d’exploiter les données météorologiques pour assurer la sécurité des vols et optimiser les projets en cours sur la plateforme aéroportuaire.
La présidente de l’APMEB, Inès Oyédé, a rappelé le rôle crucial des météorologues en tant que « gardiens de la météo », insistant sur la nécessité de rendre les alertes précoces accessibles aux populations les plus vulnérables. Elle a affirmé l’engagement des professionnels du secteur à produire des prévisions axées sur les impacts afin de contribuer à la prévention des catastrophes naturelles.
Didier Kakpa, directeur général de l’ANM, a salué le travail accompli par Météo Bénin et son personnel pour la protection des vies et des infrastructures. Il a pris l’engagement d’améliorer la fiabilité des prévisions météorologiques grâce à l’innovation et à l’intégration des avancées technologiques. Selon lui, la généralisation des alertes précoces est une nécessité humaine et morale, et il a appelé à un accès équitable aux informations climatiques pour tous les Béninois.
Le directeur général a également mis en avant l’impact économique des services météorologiques, estimé à plusieurs milliards de francs CFA. Il a souligné que des prévisions précises permettent d’éviter des pertes financières considérables dans des secteurs clés comme l’agriculture, l’aviation, l’énergie ou encore la gestion de l’eau. Pour lui, la libre circulation des données météorologiques est essentielle pour garantir la sécurité et la prospérité du pays.
✍️Léonel AGALATI (Stg)
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