Dans le cadre du projet de Renforcement des OSC pour la Redevabilité des Politiques et leurs Mises en Œuvre (PRO-RePEM), mis en œuvre par Dedras ONG et Social Watch Bénin, un atelier de dialogue départemental avec les acteurs éducatifs de la Donga s’est déroulé ce mardi 16 décembre 2025 à la préfecture de Djougou. Celui-ci visait à présenter aux participants les résultats de l’étude sur les mesures prises par le gouvernement béninois en matière d’éducation. C’était en présence du directeur du projet, Sylvain Aloubani, des représentants de plusieurs directions départementales et de plusieurs acteurs de l’éducation.
Le Bénin, depuis plusieurs années, ajuste progressivement ses politiques en matière d’éducation. Pour donc faire face aux multiples défis que sont la faible scolarisation, les disparités régionales, la pauvreté et les normes sociales défavorables aux filles, il a mis en place plusieurs politiques : la mesure d’exonération scolaire des filles du premier cycle du secondaire, puis une discrimination positive territoriale d’extension de la mesure au second cycle dans 20 communes défavorisées ; l’appui via transferts monétaires à travers le projet SWEDD ; et les réformes des établissements techniques avec de nouvelles filières, des ateliers pratiques et des partenariats avec le secteur privé. L’étude, dont les résultats ont été présentés aux participants, visait donc à se questionner sur l’état de la mise en œuvre de ces politiques et le recensement des recommandations et suggestions des acteurs impliqués.

Ainsi, après la présentation de ces résultats par le président de l’Observatoire Départemental de l’Éducation (ODE) Jean B. Zato, les participants ont apprécié cette initiative à sa juste valeur. « Après avoir mené un certain nombre d’activités pendant une période donnée, il est de notre droit de savoir quels sont les résultats auxquels nous sommes parvenus. Et en termes de résultats, nous voyons que le fait que le gouvernement ait choisi d’appuyer les filles qui constituent la couche la plus vulnérable, c’est très bien et on constate que l’accroissement du nombre de filles a augmenté », a laissé entendre Matonga Kassa, chef de la circonscription scolaire de Ouaké. Il est rejoint par son homologue de Copargo, Fiacre Jean-Marie Kponou, qui a laissé entendre « qu’en ce qui concerne la circonscription scolaire de Copargo, nous avons vu l’impact de ces politiques. Ça a été très positif, nous croyons que c’est très bien et qu’il faille continuer dans ce sens », a-t-il affirmé.
Pour finir, les participants ont formulé de multiples suggestions et recommandations allant de l’extension de l’exonération aux garçons à l’élargissement de la tranche d’âge des filles bénéficiaires du projet SWEDD, en passant par l’augmentation du nombre de communes impactées et la sensibilisation des apprenants sur les offres de l’enseignement technique.

Pour rappel, le projet RePEM, lancé en avril 2022, vise à renforcer le rôle de la société civile dans la promotion de la transparence et de la redevabilité des politiques éducatives et de leurs mises en œuvre, en vue d’accroître l’offre d’une éducation de qualité, équitable, inclusive et résiliente face aux situations d’urgence.
✍️ Nawas TOUGLO
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