L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) au Bénin en collaboration avec les préfectures et les mairies locales de Natitingou et Kandi a organisé, les 15 et 17 septembre derniers, deux ateliers de formation sur la prévention des Violences Basées sur le Genre (VBG) et autres risques de protection à l’endroit des Forces de Défense et de Sécurité (FDS – Police, Douane, Eaux, Forêts et Chasse) ainsi que des femmes leaders communautaires de Matéri et Banikoara. Avec l’appui technique de l’Institut national de la Femme (INF), de l’Agence Béninoise de Protection civile (ABPC) et du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), plus de 70 agents frontaliers FDS ont été formés grâce à l’initiative soutenue par le Gouvernement du Japon. Elle vise principalement à renforcer la cohésion sociale et la confiance entre les communautés et les forces de l’ordre dans les zones frontalières du nord Bénin dans le cadre du projet de « Renforcement de la résilience des femmes face aux risques de protection, aux conflits et aux impacts du changement climatique dans le nord du Bénin ».

Le lancement officiel de cette formation à Natitingou a eu lieu en présence du représentant du préfet, du Directeur Départemental Adjoint de la police républicaine de l’Atacora et du Maire de Matéri. « Cet atelier traduit l’engagement de nos partenaires à renforcer la coproduction de la sécurité et à améliorer la relation entre FDS et communautés notamment les femmes dans la lutte contre les VBG », a déclaré Roland Kassa, Maire de Matéri.

Au-delà du renforcement de capacités et l’acquisition de nouvelles compétences techniques, cette formation était axée sur les mécanismes de prévention et de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) ainsi que sur l’identification et la gestion des autres risques de protection. Les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) doivent jouer un rôle clé visant à renforcer la collaboration entre les forces de l’ordre et les communautés, notamment les femmes, dans la résolution des conflits locaux. « La collaboration entre les femmes et la police ne fonctionne pas toujours bien. Nous comptons sur elles pour nous aider à mieux réussir notre travail », a confié Dieudonné Hounsa, commissaire de police.

Les acteurs ont montré un vif intérêt pour les thématiques abordées visant à renforcer les liens de proximité entre elles. Pour cela, il est indispensable que les FDS soient outillées pour écouter, protéger et agir efficacement en faveur des communautés afin de prévenir les VBG et autres risques de protection. « Nous devons nous rapprocher davantage des communautés pour développer une confiance mutuelle et les protéger contre les risques », aajouté Eric FANA VOHON, Contrôleur de 2e classe des Eaux, Forêts et Chasse de Banikoara.
Pour l’Institut National de la Femme (INF), le déficit d’information est l’une des causes majeures de ces violences dans le Nord pour l’autonomisation de ces femmes. « L’information et la sensibilisation sur les VBG sont quasi inexistantes. Cette initiative de l’OIM à travers le gouvernement Japonais est une opportunité capitale pour outiller les FDS afin qu’ils sachent comment intervenir, secourir et assister les survivantes de VBG » a souligné Mariette Fifonsi GNACADJA, représente de l’INF dans le département du Zou.

À l’issue de la formation, les FDS et femmes leaders communautaires se sont engagés à mettre en pratique les acquis dans leurs localités respectives afin de mieux protéger les communautés.
La rédaction
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