Au centre du Bénin, à Glazoué précisément dans le village de Aklpampa, l’abondance de pluie a été un obstacle qui a agi négativement sur le rendement de certains produits agricoles. Si les cultivateurs des produits comme le riz et l’igname se voient soulager par le rendement élogieux de leur production agricole, ce sentiment n’est pas toujours partagé chez d’autres car, tout les produits cultivés ne supportent pas une certaine quantité d’eau.
Plaintes ; désolation ; lamentations etc. Ce sont autant de sentiments qui font le quotidien de plusieurs cultivateurs du village de Aklampa situé dans la commune de Glazoué. En effet, il faut noter qu’au cours de la saison pluvieuse de l’année 2021-2022 qui normalement est déjà à sa fin, la pluie n’a pas manqué de frapper sur plusieurs localités en laissant derrière elles d’importants dégâts. Au nombre de ceux-ci, figurent essentiellement les dégâts liés au plan agricole. Abordé, Réné Lèkoyo, cultivateurs de quelques hectares de Maïs dans le village d’Aklampa confirme que : « l’abondance de pluie cette année a vraiment agi sur le rendement de certains produits agricoles ». Cependant, il n’a pas manqué de préciser que ce drame n’est pas survenu dans toutes les localités. Se focalisant sur son sort à lui, il marmonna avec désolation que « le Maïs Naturellement ne supporte pas assez d’eaux ». Mais les réalités de cette année n’ont pas facilité les choses et, perturbés par l’eau, les feuilles des maïs ont perdu leur verdure pour se recouvrir d’une couleur jaune. Allant dans le même sens, Alias Lèkè, un cultivateur de Sodja nous a confié que : « même le Sodja qui aime l’eau n’a pas réussi à supporter la quantité de la pluie cette année. Surtout nous qui sommes dans les bas-fonds, nous avons labouré, semé mais nous n’avons pas pu sarcler à cause de l’eau qui a gagné le champ ». A-t-il laissé entendre. Il conclut en rappelant que plusieurs terres sont restées inexploitables en raison de l’inondation et à l’en croire, la pluie reste encore jusqu’à présent, l’élément perturbateur qui ne facilite pas les moissons surtout du Sodja. Mais il faut noter que ce qui fait le malheur des uns participe au bonheur des autres. Pendant que les cultivateurs de maïs, Sodja… etc se plaignent de leur situation déplorable, tel n’est pas le cas chez les spécialistes de l’igname et du riz car, à en croire Serge Doukan, un homme de teint noir au yeux marron, assez robuste d’environ une trentaine d’années, cultivateurs d’une vaste étendue de terre jalonnée de la semence de l’ignames de différentes catégories, « la pluie ne dépasse pas l’igname car, la culture de l’igname est comme celle du riz. Il aime vraiment si la pluie est abondante. », disait-il. Allant un peu plus loin, il poursuit en rappelant que le rendement de l’igname cette année est beaucoup plus juteux que l’année antérieure. « Si on va comparer avec les autres années antérieures, on peut dire que l’igname a pris un dessus cette année et celà se voit dans les marchés publics où les paysans importent pas mal d’igname surtout dans les mois d’août et septembre ». Conclut-il.
✍️ Marc BATCHO
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