Une affaire présumée de violences et d’exploitation sexuelles impliquant des garçons mineurs secoue Bohicon et plusieurs localités du Zou. Dans un document daté du 4 octobre 2026, l’ONG Bénin Diaspora Assistance affirme avoir alerté les autorités après avoir recueilli, dans le cadre d’une enquête sociale, les témoignages de plusieurs enfants âgés de 8 à 17 ans. L’organisation évoque notamment des faits présumés de violences sexuelles, d’exploitation de mineurs et de recrutement d’enfants issus de familles vulnérables.
Selon les informations communiquées par l’ONG, plusieurs personnes auraient été interpellées dans le cadre de l’enquête, notamment un ressortissant nigérian présenté comme pasteur adjoint d’une église à Bohicon, ainsi que deux autres personnes identifiées dans le document. L’ONG affirme que certains enfants auraient été attirés au moyen de nourriture, d’argent, de téléphones ou de jeux vidéo. Elle soutient également avoir remis aux enquêteurs des captures d’écran qui seraient liées à des propositions de mineurs à des tiers. Ces accusations, particulièrement graves, devront être établies par les investigations judiciaires.
L’affaire comporterait également un volet sanitaire. Bénin Diaspora Assistance évoque des faits présumés de transmission volontaire du VIH concernant certains enfants. Cette affirmation devra être vérifiée et documentée dans le cadre de la procédure judiciaire. L’ONG indique par ailleurs avoir saisi l’Institut national de la femme (INF), qui aurait effectué un signalement auprès du ministère de la Justice.
La Police républicaine, la police judiciaire et les services spécialisés chargés de la protection des mineurs seraient mobilisés pour faire la lumière sur ces accusations. Selon les informations communiquées, les personnes mises en cause ont été placées sous mandat de dépôt et doivent comparaître devant la justice le 4 novembre 2026. L’enjeu est désormais de déterminer les responsabilités individuelles, d’identifier d’éventuelles autres victimes et de garantir aux enfants concernés une prise en charge adaptée.
Au-delà de la procédure judiciaire, cette affaire met en lumière la vulnérabilité des enfants issus de familles économiquement fragiles, notamment ceux vivant ou travaillant dans les rues et les marchés. Si les faits dénoncés sont établis, ils pourraient entraîner de lourdes conséquences pénales. En attendant le procès, la protection des mineurs, leur accompagnement médical et psychologique ainsi que le respect des droits de toutes les parties demeurent essentiels.
Prudence judiciaire
Les personnes mises en cause ont été placées sous mandat de dépôt dans l’attente de leur procès, annoncé pour le 4 novembre 2026. Les faits demeurent soumis à l’appréciation de la justice et les prévenus bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à leur condamnation définitive.
✍🏽 Christophe R. O. AMOUSSOU
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