- Tresse simple autorisée pour les filles, sans exigence de se coiffer
Dans les établissements des enseignements secondaire général, technique et professionnel au Bénin, il est exigé aux filles de se coiffer, au même titre que les garçons. Pourtant, cette exigence n’est stipulée nulle part dans le règlement intérieur des établissements, signé par le Ministère des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle (Mestfp). Une situation qui émane, selon l’honorable Souley Malam Moucouré, d’une mauvaise compréhension ou d’une exagération d’application des textes du règlement intérieur, par certains acteurs du système éducatif.
En effet, ledit règlement intérieur signé le 31 mars 2016 par Alassane Oumarou, Ministre d’État, chargé de l’Enseignement Secondaire, de
la Formation Technique et Professionnelle, de la
Reconversion et de l’Insertion des Jeunes d’alors, stipule à son article 9, « les coiffures, les tresses et maquillages extravagants sont formellement interdits dans l’enceinte de l’établissement. […] Il est donc exigé aux apprenantes de n’avoir qu’une chevelure naturelle ou simplement tressée ». Cependant, bien que les expressions utilisées à l’image de « simplement tressée » soient limpides, les responsables d’établissement exigent que les apprenantes se coupent les cheveux.
Pour permettre aux apprenantes de suivre les cours sans interruption les obligeant à aller se faire couper les cheveux, l’honorable Souley Malam Moucouré invite les responsables du système éducatif à une bonne appréhension des textes du règlement intérieur. En effet, pour le député de la 9 ème législature, cette initiative du gouvernement de réglementer les coiffures en milieu scolaire en interdisant les coiffures extravagantes est à saluer. Cependant, aller plus loin en contraignant les filles à toutes se couper les cheveux est une copie à revoir de la part des responsables scolaires. Dans le contexte religieux, l’Islam recommande aux femmes qu’elles soient jeunes ou non, de garder leurs cheveux sous un voile, ainsi, selon l’honorable, les contraindre à les couper entrave donc à la liberté d’expression religieuse.
Cette invitation du député de la 7 ème circonscription électorale devrait mettre fin à une rigueur injustifiée de certains acteurs du système éducatif. Les jeunes apprenants doivent décider elles-mêmes, de conserver leurs cheveux ou de les couper, bien-sûr, dans le strict respect des coiffures autorisées dans les différentes écoles.
✍️ Nawas TOUGLO
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