A travers une interview, Tadjoudine Ousmane, président du groupe politique les apôtres de la rupture, s’est livré sur l’actualité concernant les présidentielles de 2026 au Bénin.
Journaliste : Les apôtres de la rupture étaient au devant de la scène, on voyait des visuels, beaucoup d’informations qui circulaient pour soutenir le pouvoir en place, on est tenté de vous demander, vous premier responsable du groupe politique les apôtres de la rupture, que pensez-vous de cette suscitation, est-ce que vous êtes en marge de ces processus, est-ce c’est du folklore ou vous vous préparez également pour aller dans le même sens ?
Tadjoudine Ousmane: D’abord est-ce que la constitution interdit les suscitations de candidatures, je crois non. Le porte parole du gouvernement plusieurs fois l’a répété, le gouvernement ne s’en occupe pas, le gouvernement ne s’en mêle pas. Cependant ,je peux aller demain dire que Francis Bio est mon candidat, parce qu’il est un citoyen et étant un citoyen béninois, il a déjà les 40 ans révolus par conséquent, il peut être candidat. Certainement c’est les différents mouvements sur le terrain qui gênent mais aujourd’hui je vais sortir certainement un nom toutes mes excuses, sur le terrain le nom qui circule le plus aujourd’hui, c’est le nom d’Olivier Boko. Pourquoi Olivier Boko ?
Parce que beaucoup de ces jeunes, beaucoup de ces mouvements ont vu en la personne des qualités, sinon il n’est pas le seul , c’est un homme très discret, c’est un homme très effacé, mais c’est quelqu’un qui a mis toute sa vie au service du chef de l’État Patrice Talon. Il a offert sa poitrine en 2015-2016 si j’ai bonne mémoire, il a posé sa valise au Bénin pour dire je viens sur la terre de mes ancêtres si éventuellement je revenais sain et sauf c’est que mon ami pourrait être candidat. Effectivement c’est pour nous dire que Olivier Boko est une référence en amitié. Olivier Boko est une référence en honnêteté. Olivier Boko est quelqu’un qui est prêt à donner sa vie pour le chef de l’État Patrice Talon. Et puisque la jeunesse veut de la continuité de la rupture, pour ne plus retomber dans ce que nous avons vécu de 1990 à 2016, il faut quelqu’un qui soit très proche du président Patrice Talon, qui sait ce qui se passe depuis 2016 à nos jours et qui pourrait continuer les bonnes œuvres. Que le Bénin ne retombe plus à jamais. Le développement que le Bénin a connu depuis 2016, qu’on puisse aller en avant. Parce que aujourd’hui le Bénin aspire à être un pays industrialisé. Malgré les difficultés liées à l’économie dans la sous région, aujourd’hui le Bénin a une santé économique quand même acceptable .
Autour du président Patrice Talon, il n’y a pas que Olivier Boko, il y a de fidèles serviteurs. On a vu par exemple le professeur Djogbénou démissionner de la cour constitutionnelle ( une première depuis 1990) pour dire qu’il veut aller s’occuper des affaires politiques et afficher quand même une ambition pour 2026. Est-ce que c’est seulement Olivier Boko qui peut faire le job ?
Je ne dis pas que c’est Olivier Boko seulement qui peut faire le job, mais vous avez vu. Nous sommes en politique et il faut savoir lire entre les lignes. Olivier Boko hier était dans le silence total. Olivier Boko hier on se posait la question de savoir il appartient à quel parti politique. Il y a de cela deux semaines seulement , on a compris qu’il était dans le BR et qu’il démissionne du Bloc Républicain pour rejoindre l’Union Progressistes le Renouveau. Ça veut dire on est là entrain de jouer sur des pions, il faut savoir pousser les pions au bon moment. Vous voyez, entre temps lorsque le professeur Djogbénou avait démissionné de la cour constitutionnelle, beaucoup de suspicions avaient circulé pour dire que c’est pour devenir président de la République en 2026. D’abord président de l’Assemblée nationale, ça a raté. Après on dit que c’est le prochain président de la République. C’est vrai le pourvoir est divin et c’est Dieu seul qui donne le pouvoir. Cependant au Bénin les soupçons deviennent toujours des réalités. Vous avez vu, ce n’est pas parmi nous les Apôtres que ça a commencé, ça a commencé par des petits mouvements. Des petits messages dans les réseaux sociaux et ça a commencé par embraser déjà tout le pays. Aujourd’hui il n’y a plus un seul département, il n’y a plus une seule commune, quand vous ouvrez votre téléphone déjà le matin et vous allez sur les réseaux sociaux, vous allez voir Olivier Boko, Olivier Boko, Olivier Boko… C’est pour dire que l’homme étant dans le silence, dans la discrétion, a pu toucher beaucoup de cœur, a pu toucher beaucoup de personnes politiques. C’est quelqu’un dans l’ombre qui a agit politiquement pour beaucoup de personnes et aujourd’hui on dit il est tant de lui retourner l’ascenseur. Il n’est pas le seul, cependant aujourd’hui il est le plus sollicité et on peut pas condamner ceux la qui sont entrain de le faire.
Est-ce que son silence est une caution pour les différents mouvements sur le terrain ?
Naturellement l’homme est comme ça, il faut le connaître pour savoir de qui on parle. Vous êtes peut-être avec Olivier Boko pendant 2h de temps, vous avez peut-être une minute ou deux minutes seulement qu’il va parler et c’est quelqu’un qui attend certainement la décision de son ami qui est le chef de l’État. Olivier Boko ne va jamais trahir Patrice Talon. J’ai lu des textes et j’en ai rigolé. J’ai dit mais ceux la ne savent même pas de qui ils parlent. J’ai oublié le nom de celui qui a produit le texte pour dire certainement que d’ici à là quand il va prendre le pouvoir, il va le trahir. J’ai également suivi le frère Hounvi qui a dit que Olivier Boko court parce qu’il a peur que quand Patrice Talon va partir il sera un simple citoyen. Écoutez mon frère, Talon est allé jusqu’à dire il m’a vu nu, c’est plein de sens. C’est pour dire que ces gens là ont une affinité qui a dépassé les limites. Pour cela, si Olivier Boko est encore resté muet face à tout ce que nous voyons, c’est qu’il respecte les principes du groupe, c’est qu’il est resté fidèle à l’amitié pour dire c’est encore Patrice Talon qui est encore au pouvoir, j’attends son dernier mot, c’est lui qui va décider. C’est le président de la République, qu’on le veuille ou non les deux parties siamois, le prochain président pourrait passer avec l’onction de Patrice Talon .
Vous avez dit que le pouvoir est divin
Le pouvoir est divin c’est vrai. Écouter, Dieu ne descend pas pour dire je donne le pouvoir à BIO mais Dieu passe par quelqu’un pour donner le pouvoir. On dit chez moi, le lionceau ne rampe pas, c’est pour dire déjà que si demain sera beau, c’est à partir de la nuit que tu dois le savoir. Si tu dors la nuit sans un seul franc et que tu dois manger le matin, comment tu vas faire ?

Ce qui préoccupe également les béninois, c’est que nous sommes pratiquement à 3ans de 2026, pour ne pas dire 2ans et plus. Est-ce que ce n’est pas trop tôt de commencer par agiter des questions de candidature ?
Vous n’avez pas vu l’opposition sur le terrain, comment elle est active ? Pourquoi on a pas dit que c’est trop tôt pour que l’opposition soit sur le terrain ?
Mais l’opposition ne parle pas de 2026, l’opposition anime la vie politique.
Qui vous a dit ça ? A Kérou la fois dernière, Kamel Ouassangari de LD n’a pas dit qu’en 2026 qu’ils feront tout pour arracher le pouvoir ? C’est pas 2026?
Il n’y a pas de candidature désignée du côté de l’opposition.
Vous êtes dans leur secret ?
Donnez nous un nom par exemple
C’est vous qui le dites inh, je ne vais pas sortir un nom pour faire de la publicité à l’opposition puisque moi je ne suis pas de l’opposition. Ce que je sais est que au sein de la mouvance il y a des gens qui pourraient être des potentiels candidats mais pour le moment sur le terrain, le nom qui est agité et que je connais le mieux c’est Olivier Boko
Qu’est-ce qui explique selon vous, le fait que depuis un bon moment, on ne parle que d’Olivier Boko du côté de la mouvance et que personne d’autre de la mouvance ne soit capable d’oser dire je serai aussi candidat, ou ce silence radio et c’est de lui seul qu’on parle. Est ce que c’est sa puissance, c’est son ora, qu’est-ce qui peut expliquer ?
J’ai déjà dit ici au départ que ce n’est pas Olivier Boko qui a dit à quelqu’un d’aller dire sur le terrain qu’il sera candidat en 2026. Mais c’est la jeunesse. Pour le moment vous allez voir les partis politiques n’ont encore rien dit or la décision viendra des partis politiques qu’on le veuille ou non puisque c’est le parrainage. Mais en attendant que le parrainage vienne, les gens ont vu en Olivier Boko des qualités qui pourront faire de lui le prochain président de la République. Donc pour cette raison, ils sont libres d’aller susciter sa candidature et on ne peut pas les condamner. Même tout à l’heure, je pourrai aller au marché Azerkè pour dire écouter chères dames, pour 2026, mon candidat c’est Olivier Boko. On ne peut m’en vouloir, je suis citoyen et la constitution ne condamne pas ce que je suis entrain de faire. Puisqu’il faut animer la vie politique. Je ne vois pas ce qu’on reproche, à ceux la qui sont entrain de dire aujourd’hui que c’est Olivier Boko leur candidat.
Quelle est aujourd’hui la position des apôtres de la rupture que vous diriger ? Qui est votre candidat?
Le prochain candidat que les apôtres vont choisir, c’est le candidat que le président Patrice Talon va nous doigter. Puisque pour le moment nous soutenons la rupture, nous soutenons le président Patrice Talon. Et nous voulons être à l’image de Olivier Boko qui est fidèle en amitié et très honnête, très sincère avec le président Patrice Talon. Aujourd’hui si le président Patrice Talon nous dit écouter, c’est lui mon candidat, c’est sûr que Olivier Boko ne pourra jamais aller contre la décision de son ami. Pour le moment nous sommes très proche, et nous sommes entrain de travailler pour que Olivier Boko soit vraiment le prochain candidat qui pourrait avoir le ok du chef de l’État.
Propos transcrit par David Ulrich HOUSSOU-TOSSOU (stg)
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