Dans le cadre du projet « Renforcement de la résilience des femmes face aux risques de protection, aux conflits et aux impacts du changement climatique dans le Nord Bénin », financé par le gouvernement du japon et mis en œuvre par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) au Bénin, des leaders traditionnels et des femmes d’associations communautaires du département de l’Alibori ont été formés aux principes de consolidation de la paix et de cohésion sociale. L’atelier de formation s’est tenu ce mercredi 13 août 2025 à la maison des jeunes de Banikoara, en présence des représentants du préfet de l’Alibori, du maire de Banikoara, du directeur départemental de la Police Républicaine (DDPR), et bien d’autres. Tous ont salué l’initiative de l’OIM et rappelé l’importance d’impliquer les communautés locales dans les processus de paix et de prévention des conflits.

En effet, pour le représentant du préfet, Orou Seko Bio Djembé, cette formation arrive à point nommé. « Dans un contexte sécuritaire fragile, la paix commence d’abord dans nos villages, au sein des familles. C’est pourquoi les leaders traditionnels et les associations de femmes ont un rôle clé à jouer », a-t-il affirmé. Même son de cloche chez Toko N’douro Alou, représentant du maire de Banikoara, qui a souligné l’importance d’associer les femmes à ces séances de formation sur la paix et la cohésion sociale, d’autant plus qu’elles sont les plus nombreuses. Selon lui, « le social commence à la maison, dont les femmes sont les piliers ». Il a conclu en exprimant la volonté de la mairie d’accompagner toutes les initiatives allant dans le sens du renforcement du tissu social et de la prévention des conflits dans la commune.

De son côté, le représentant du DDPR/Alibori, Mahugnon Fréjus A. Hounsou, a salué l’idée de réunir à la même table leaders traditionnels et femmes pour discuter de la paix et de la cohésion sociale. « Dans le contexte actuel du département de l’Alibori, une approche inclusive impliquant ces acteurs devient de plus en plus nécessaire. Les femmes jouent un rôle central dans la médiation, la prévention des conflits et le renforcement de la cohésion sociale ». Il a également insisté sur l’importance de la collaboration entre les populations et les forces de sécurité. « La paix et la sécurité ne peuvent se construire sans dialogue et confiance mutuelle » a-t-il affirmé.
L’atelier a été marqué par 2 communications. La première, portant sur « Rôle des femmes dans les communautés pour la mise en place d’une cohésion sociale et d’une paix durable », présentée par Jessica Gauthe, journaliste communicatrice et spécialiste des questions de genre de la Cellule des femmes de l’union des professionnels des medias du Bénin (CFU). La deuxième a porté sur la « Résilience des jeunes et femmes entrepreneurs de l’Alibori : l’apport des activités génératrices de revenus – autonomisation, engagement et cohésion sociale », présentée par Delphin Houndonougbo, chef de projet/programme à l’ONG Bien-Être et Développement Durable.

Au terme des échanges, les participants, désormais mieux outillés sur les enjeux de paix et de cohésion sociale, ont exprimé leur satisfaction. Ils ont assuré avoir compris que la paix n’est pas uniquement l’affaire des forces de défense et de sécurité, mais que chacun, en particulier les femmes, a un rôle majeur à jouer dans la prévention des conflits et la construction d’un climat apaisé.
À travers ce projet financé par le gouvernement du Japon, l’OIM réaffirme son engagement aux côtés des populations du nord Bénin face aux multiples défis sécuritaires et climatiques.
✍️ Nawas TOUGLO
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