Les mardi 17 et mercredi 18 juin 2025, un atelier national de concertation s’est tenu dans un hôtel de la ville de Natitingou. Organisée dans le cadre du projet amélioration de l’environnement propice à la gestion durable et équitable des ressources en eau du bassin de la Volta (PAGERE), cette rencontre visait à réfléchir avec les parties prenantes béninoises au développement d’un mécanisme efficace de gestion des plaintes. Au cœur des échanges, l’élaboration d’un dispositif participatif et transparent pour recueillir et traiter les préoccupations des communautés bénéficiaires du projet. L’objectif : renforcer la redevabilité et améliorer la mise en œuvre du PAGERE, piloté par l’Autorité du bassin de la Volta.
L’atelier a enregistré la présence de plusieurs personnalités, dont Eleuthère Batia, directeur de la prospective des politiques et des stratégies à la Direction générale de l’eau, représentant le Directeur général de l’eau ; Milogo Dibi, directeur exécutif adjoint de l’Autorité du bassin de la Volta et coordinateur du projet ; Maguidi Kora Gbuere, chef de mission du préfet de l’Atacora, ainsi que des représentants des collectivités territoriales et des têtes couronnées. Ces travaux participatifs traduisent l’engagement des parties prenantes à garantir une gestion concertée et inclusive des ressources en eau dans la région.

« ABV, six États ensemble, pour un développement intégré », tel est le slogan de l’ABV qui regroupe le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Ghana, le Togo et le Mali. Selon le directeur exécutif adjoint de l’ABV, le projet PAGERE a été mis en œuvre dans le but de valoriser le bassin, qui a d’énormes potentiels en termes de développement pour l’intégration régionale. « […] un des points centraux du projet, c’est la réalisation du barrage commun ou d’intérêt commun de Newbiel, qui est véritablement un barrage stratégique », a-t-il fait savoir. Cet atelier intervient donc pour permettre aux différents pays membres de s’approprier le premier DRAPS élaboré en tant que document de plainte. Les participants à cette rencontre ont donc saisi l’occasion pour apporter des amendements, afin d’obtenir un document de gestion des plaintes conforme aux réalités béninoises. En effet, à travers l’élaboration de ce document, l’Autorité du bassin de la Volta entend prévenir d’éventuels conflits entre les pays partageant le bassin de la Volta.
Eleuthère Batia, représentant le Directeur général de l’eau du Bénin, a reconnu les efforts du ministère de l’Eau dans la gestion des ressources en eau et a souligné l’importance de cet atelier, qui intervient quelques semaines seulement après la mise en place d’une base de données, outil d’aide à la décision intégrant toutes les données hydrauliques et hydrogéologiques, et commun aux six pays de l’espace concerné.

Le chargé de mission du préfet a salué l’avènement du projet PAGERE, dont le Bénin est bénéficiaire, et a souhaité par ailleurs un plein succès dans sa mise en œuvre pour des résultats satisfaisants. Il n’a pas manqué de saluer la Banque africaine de développement, partenaire financier du projet, ainsi que l’Autorité du bassin de la Volta qui le met en œuvre. Maguidi Kora Gbuere a salué l’implication de toutes les parties prenantes à cet atelier.
Luc Gouroubera, responsable en charge de la gestion intégrée des ressources en eau à Dedras ONG, participant à cet atelier, a salué la réussite des travaux à l’issue de cette rencontre, au cours de laquelle, selon lui, des amendements précieux ont été apportés au document de gestion des plaintes.
✍️ La rédaction
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