- Les Députés et l’UNICEF unissent leurs efforts pour la protection des droits de l’enfant
Les 25 et 26 septembre 2024, une délégation de députés, de cadres parlementaires et de l’UNICEF a visité des programmes de l’Organisation onusienne mis en œuvre dans les départements de la Donga et de l’Atacora.
Durant cette mission de terrain, ils ont visité des centres de santé pour apprécier les progrès de la mise en œuvre de la nouvelle politique de santé communautaire, lancée par le gouvernement du Bénin, qui implique les relais communautaires aussi bien dans les centres de santé que dans les communautés, qui sont leur domaine principal d’intervention.

Ils se sont également rendus dans des écoles primaires et des collèges, où l’UNICEF, en collaboration avec le gouvernement du Bénin, soutenu par le Royaume des Pays-Bas, le gouvernement de la Corée, l’Union Européenne, Vinci Energy, ainsi que des partenaires locaux tels que Dedras, Educo, Potal Men, Havre de Paix et Care Bénin-Togo, déploie des points d’eau autonomes, des classes numériques, et le projet FAABA Cash + Care. Ce dernier vise principalement à maintenir à l’école les filles de 9 à 15 ans, afin de les préserver du mariage précoce et leur offrir de meilleures conditions de vie.

Le point de leur visite de terrain a été effectué le jeudi 26 septembre 2024, à l’Hôtel Tata Somba à Natitingou, lors d’une conférence de presse animée par la représentante adjointe de l’UNICEF Bénin, Aude Rigot ; les honorables députés Nourénou Atchadé, Djamila Sabi Mohamed, Tchanati Fieto Jeanne, Sabi K. Alassane et Abou Torou ; ainsi que le représentant du préfet de l’Atacora, Maguidi Gbéré Kora ; en présence des responsables des services déconcentrés de l’État et d’autres acteurs de protection des droits de l’enfant.

Au cours de la séance, les multiples avantages du projet FAABA Cash + Care ont été largement exposés. En effet, dans le cadre de ce projet, des interventions ont été initiées et menées avec dextérité, assurant progressivement la consécration effective des droits des enfants. « Les facteurs qui minent l’éducation des filles sont relativement liés à la pauvreté des parents et des ménages. Cette question a été abordée par des interventions de l’UNICEF à travers les différents transferts monétaires opérés en faveur des familles », a expliqué le représentant du préfet de l’Atacora, Maguidi Gbéré Kora. Toujours dans le cadre de ce projet, le chargé de mission de la Préfecture de l’Atacora a notifié que, grâce au projet, l’UNICEF a réalisé des infrastructures de points d’eau autonomes dans plusieurs écoles, facilitant ainsi la gestion de l’hygiène menstruelle des jeunes filles.

Après avoir fait le tour des différents projets dans les deux départements, les honorables députés à l’Assemblée nationale, Nourénou Atchadé et Djamila Sabi Mohamed, ont dressé un bilan satisfaisant des projets visités et souligné leur impact sur la vie des enfants, notamment des filles. Ils ont par ailleurs émis quelques plaidoyers, par exemple, la prise en charge des filles au-delà de 15 ans par le projet FAABA Cash + Care, afin d’éviter le décrochage scolaire avant le baccalauréat. Ils n’ont pas exclu la possibilité d’étudier avec tout le parlement l’adoption d’autres lois en faveur des jeunes filles.
La représentante adjointe de l’UNICEF a présenté quelques statistiques relatives aux enfants. Elle a notamment souligné que 26 % des filles et 22 % des garçons sont en dehors de l’école, représentant environ 2 millions d’enfants. Par ailleurs, dans l’enseignement primaire, 49 % des filles ne terminent pas leur scolarité. Cela nécessite une amélioration et un investissement de tous les acteurs de promotion des droits de l’enfant, a expliqué Aude Rigot, qui plaide pour que le parlement vote une budgétisation sensible aux droits de l’enfant afin que le pays dispose de ressources suffisantes pour garantir une éducation de qualité, une bonne santé et une protection pour tous les enfants.
✍️ La rédaction
BARUKA MÉDIA, vivez l’information autrement
☎️+229 97423112
![]()