Du 18 au 20 septembre 2025, l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) au Bénin avec l’appui de la Préfecture et de la Mairie de Matéri a organisé une série d’activités dans le département de l’Atacora à l’endroit des femmes hôtes, déplacées et Forces de Défense et de Sécurité (FDS) pour consolider la paix, renforcer la confiance, la solidarité et le vivre-ensemble entre communautés. Ces initiatives soutenues par le Gouvernement du Japon visent principalement à renforcer la cohésion sociale dans les zones frontalières du nord Bénin dans le cadre du projet de renforcement de la résilience des femmes face aux risques de protection, aux conflits et aux impacts du changement climatique dans le nord du Bénin.

✍ Romaric FADJEBE
Pendant trois jours , la commune de Matéri dans le département de l’Atacora, a vibré au rythme d’initiatives des journées socio-culturelles en faveur de la paix, au renforcement de la cohésion sociale, à la promotion de la paix et du vivre-ensemble. Cette mobilisation intervient dans un contexte marqué par l’insécurité croissante aux frontières.

La première journée a été consacrée aux campagnes de sensibilisation sur la cohésion sociale et à la restitution publique des acquis d’une formation tenue à Natitingou. Cette formation portait sur les moyens de prévention et de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) ainsi que sur l’identification et la gestion des autres risques de protection. Les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) ont joué un rôle clé en animant une communication visant à renforcer la collaboration entre les forces de l’ordre et les communautés, notamment les femmes, dans la résolution des conflits locaux. « La collaboration entre les femmes et la police ne fonctionne pas très bien malheureusement. Vous êtes appelées à nous aider à réussir notre travail », a identifié Dieudonné Hounsa, commissaire de police.
Les participantes ont montré un vif intérêt pour les thématiques abordées visant à renforcer les liens de proximité entre elles, la communauté et les FDS.

La deuxième journée, intitulée « Journée socio-culturelle », a débuté par une caravane de sensibilisation de masse sur la consolidation de la paix et la cohésion sociale. Des jeux, danses et chorégraphies ont rythmé cette journée, à laquelle les femmes ont participé avec enthousiasme. « On a dansé, chanté pour la paix. j’ai été vraiment satisfaite. On a eu des échanges également relatifs à la cohésion sociale. Je suis très fière », s’est réjouie Véronique Sambieni.

Deux matchs de football ont opposé les membres de la communauté et les forces de l’ordre, pour la dernière journée. Le premier ; opposant PSG FC à Arsenal FC de Matéri, dans une rencontre de gala entre jeunes filles a vu la victoire de la cohésion sociale et de la paix prendre le dessus sur des communautés. Dans un second match où les forces de défense et de sécurité et la communauté civile étaient sollicitées, c’est la communauté qui l’a emporté par une victoire. À l’issue des rencontres, chaque équipe est repartie avec des ballons de football, un trophée et des t-shirts de sensibilisation. Ces rencontres sportives avaient pour objectif de renforcer les liens entre les forces de l’ordre et les communautés pour promouvoir la paix et la cohésion sociale.

Face à l’importance de cette initiative dans sa commune, le maire Robert Kassa s’est réjoui à l’initiative de l’OIM et de ses partenaires : « Je remercie l’Organisation Internationale pour les Migrations et le peuple japonais. Nous avons accueilli ce projet avec joie. L’OIM est toujours au cœur des sollicitations de notre commune pour inverser la tendance face au contexte actuel marqué par l’extrémisme violent. La sensibilisation va se poursuivre », s’est engagé le maire de Matéri.

Cette activité, qui s’est déroulée sur trois jours, a permis aux femmes d’acquérir les outils nécessaires pour conduire et dupliquer des actions de sensibilisation au sein de leurs communautés.
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