Après un long moment de silence et d’inactivité, le secteur pétrolier beninois s’apprête à franchir une grande étape. Dès octobre 2026, le Bénin exportera sa première cargaison de pétrole brut . Environ 250 000 barils produits sur le champ offshore de Sèmè seront proposés sur le marché international, marquant ainsi la relance d’une exploitation interrompue depuis 1998.
Le projet est porté par Akrake Petroleum Benin, filiale du groupe singapourien Rex International Holding. L’entreprise exploite le bloc 1, situé au sud-est du Bénin, qui abrite le gisement de Sèmè. D’une superficie de 551 km², ce bloc s’étend dans des eaux dont la profondeur varie entre 20 et 30 mètres.
Pour l’heure, la production avoisine 3 000 barils par jour. Ce niveau reste inférieur aux prévisions initiales de l’opérateur, qui tablait sur 5 000 à 6 000 barils quotidiens, avec des estimations pouvant atteindre 15 000 barils par jour. Des difficultés techniques ont notamment retardé la montée en puissance du projet. Le premier puits foré n’ayant pas atteint la cible recherchée, l’exploitation n’a démarré qu’en mars 2026 grâce au second puits.
Au rythme actuel, les 250 000 barils prévus pour la première cargaison représentent plusieurs semaines de production. Le retour du Bénin sur le marché pétrolier repose sur un gisement déjà exploité entre 1982 et 1998. Sèmè avait alors produit environ 22 millions de barils avant l’arrêt de l’exploitation, dans un contexte de prix pétroliers peu favorables.
Cette première cargaison annoncée pour octobre marque donc la reprise de l’exploitation pétrolière béninoise. Avec des volumes encore modestes à l’échelle mondiale, le pays renouera néanmoins avec le marché international du brut, 28 ans après l’arrêt de la production à Sèmè.
✍️Rodrigue Odilon FIODESSIHOUE
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