Le président de la République du Togo, Faure Gnassingbé, a pris une décision cruciale sous la pression croissante de l’opposition. Suite à l’indignation suscitée par la récente adoption de la nouvelle constitution, il a ordonné, ce vendredi 29 mars, que le texte soit soumis à un nouveau vote des députés.
La nouvelle constitution a instauré un changement majeur dans le système politique togolais, passant d’un régime présidentiel à un régime parlementaire. Selon cette loi, le président de la République serait désormais choisi par les députés.
L’opposition togolaise s’est fermement opposée à cette réforme, y voyant une manœuvre du président pour se maintenir au pouvoir. Yawa Kouigan, porte-parole du gouvernement, a annoncé vendredi soir à la télévision que le président de la République avait demandé une révision de cette constitution controversée. « Toute chose étant perfectible, et au regard de l’intérêt suscité au sein de la population par le texte depuis son adoption, le président de la République a demandé ce jour à la présidente de l’Assemblée nationale de faire procéder à une deuxième lecture de la loi adoptée », a-t-il déclaré.
Depuis l’adoption de cette loi, un « appel citoyen » a été lancé par plusieurs figures de la société togolaise, dont des universitaires, des intellectuels, des artistes et des personnalités politiques, appelant les Togolais à rejeter cette réforme et demandant au président Faure Gnassingbé d’arrêter le processus en cours pour le bien du pays.
✍️Anselme ORICHA
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