- Priorité à la sécurité, déclare le premier ministre
Le Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga, a exposé les raisons sous-jacentes au report des élections lors d’une rencontre avec les représentants des partis politiques le 25 mars 2024. Maïga a souligné que la sécurité reste une priorité absolue, affirmant que des élections ne peuvent être envisagées sans elle.
Au cours de cette réunion, le Premier ministre a expliqué les choix et orientations pris par la transition depuis sa rectification, tout en réaffirmant la volonté du gouvernement de tendre la main à l’ensemble de la classe politique, conformément à la vision du chef de l’État. Il a également souligné l’importance de résoudre la question de l’insécurité avant de tenir des élections, en insistant sur le rôle crucial des efforts déterminés pour garantir la sécurité nationale.
Choguel Kokalla Maïga a également exprimé des préoccupations quant aux accords internationaux, déplorant notamment le complot entourant la signature de l’accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, ainsi que l’accord de défense entre la France et le Mali. Cependant, il a salué les réformes importantes, telles que l’opérationnalisation de l’Autorité Indépendante de Gestion des Élections (AIGE) et l’adoption de la nouvelle Constitution, ainsi que les progrès réalisés dans le domaine social, de la sécurité et de la justice.
Les élections au Mali ont été reportées pour une date indéterminée, les nouvelles autorités ayant prévu de rendre le pouvoir civil à l’issue d’une période de transition qui s’est achevée le 6 mars 2024.
Interdiction des activités de la coalition d’opposants « Synergie d’Action pour le Mali »
Réagissant aux menaces de trouble à l’ordre public, le gouvernement malien a récemment interdit les activités de la coalition d’opposants « Synergie d’Action pour le Mali ». L’annonce a été faite par le gouverneur de la capitale, Abdouah Koulibali, qui a souligné les risques sécuritaires associés aux activités du regroupement.
La coalition « Synergie d’Action pour le Mali », formée le 17 février 2024 à Bamako, réclamait une transition civile aux nouvelles autorités du pays. Cependant, en raison du contexte sécuritaire tendu et des menaces potentielles à l’ordre public, ses activités sont désormais formellement interdites sur l’ensemble du territoire du district de Bamako.
✍️Anselme ORICHA
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