L’état des lieux de la lutte contre le terrorisme a été présenté par le président de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), Dr. Cyriaque Dossa. C’était au détour de la dernière conférence publique organisée par la Chaire Unesco des droits de la personne humaine et de la démocratie sur le thème : « justice et extrémisme violent tendant au terrorisme » qu’il a expliqué les prouesses de la juridiction dans la lutte contre ce phénomène.
En effet, selon les détails rapportés par Bip fm, la Criet agit généralement par anticipation afin d’étouffer d’éventuelles attaques. C’est ce qui a permis d’épingler plus de 700 personnes de 09 différentes nationalités qui sont en détention pour des faits de terrorisme.
Plus loin dans son intervention, Dr. Cyriaque Dossa a fait remarquer que le phénomène de terrorisme prend de l’ampleur parce que les terroristes semblent banaliser les peines prévues par les textes en vigueur. C’est pourquoi il propose au législateur d’étudier sérieusement la question du terrorisme afin de repositionner le droit pénal face au phénomène. En effet, au Bénin, le terrorisme est réprimé par deux lois. Il s’agit du code pénal et du code du numérique qui donnent des éléments d’analyse au magistrat pour lui permettre de conclure à un acte terroriste en faisant un couplage entre les actes posés et les objectifs poursuivis par les mis en cause. Ainsi, selon le conférencier, le code pénal prévoit la condamnation à perpétuité pour toute personne reconnue coupable de terrorisme. Par ailleurs, une personne qui est informée d’un acte terroriste en préparation et s’abstient d’alerter les autorités compétentes risque 8 à 10 ans de prison.
Pour une efficacité de la lutte contre le terrorisme dans la sous-région, le président de la Criet propose la mise en place d’une force régionale.
✍️ Nawas TOUGLO
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