À l’approche d’une nouvelle campagne anacarde, les autorités béninoises ont officiellement balisé le terrain. Le ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche et le ministère de l’Industrie et du Commerce ont rendu public, le 6 février 2026, un communiqué conjoint précisant les conditions de commercialisation des noix brutes de cajou pour la période 2025-2026.
Dans ce document, le gouvernement rappelle d’abord l’importance stratégique de la filière anacarde dans l’économie nationale et la nécessité d’un encadrement rigoureux du marché. Il réaffirme ainsi sa volonté de promouvoir la transformation locale et de garantir une organisation plus efficace de la campagne.
Concrètement, la campagne s’étendra du 6 février au 30 septembre 2026. Durant cette période, les industries de transformation sont autorisées à s’approvisionner directement auprès des producteurs, conformément aux orientations en vigueur.
Les ministres Gaston Dossouhoui et
Shadiya Assouman ont, par ailleurs, attiré l’attention des opérateurs sur le respect scrupuleux des textes réglementaires encadrant la filière. Le communiqué met particulièrement l’accent sur le décret n°2022-568 du 12 octobre 2022, qui encadre l’interdiction de l’exportation des noix brutes de cajou et du soja grain en République du Bénin.
Cette annonce intervient dans un contexte marqué par la montée en puissance de la production ouest-africaine. En 2025, le Bénin, aux côtés du Ghana et de la Côte d’Ivoire, a contribué à hisser la production régionale à 732 000 tonnes, selon les estimations du cabinet N’kalô. Le pays s’est également distingué par une progression significative de sa capacité de transformation, portée à 50 000 tonnes, confirmant ainsi son ambition de créer davantage de valeur ajoutée localement.
✍️Rodrigue Odilon FIODESSIHOUE
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