La Confédération Africaine de Football (CAF) est une nouvelle fois secouée par une crise interne majeure. Le Secrétaire général, Véron Mosengo-Omba, a annoncé sa démission dans un communiqué daté du 29 mars 2026, mettant fin à plus de 30 ans de carrière dans le football international.
Dans sa déclaration, l’ex-patron de l’administration de la CAF évoque une décision personnelle motivée par le souhait de se consacrer à d’autres projets. Il affirme toutefois se retirer « sereinement », assurant avoir dissipé les soupçons qui pesaient sur lui, dans un contexte où sa gestion avait été, ces derniers mois, au centre de nombreuses interrogations. Mais au-delà de cette démission, c’est bien le climat général au sein de la CAF qui interroge. L’institution dirigée par Patrice Motsepe fait face à des tensions croissantes, alimentées par des divergences internes sur la gouvernance et certaines décisions stratégiques jugées controversées.

Parmi les sujets les plus sensibles figure la polémique liée à la Coupe d’Afrique des Nations 2025. La décision de retirer le trophée du titre de champion d’Afrique 2025 au Sénégal au profit du Maroc a suscité de vives réactions dans plusieurs sphères du football africain. Cette réattribution, perçue par certains comme opaque, a renforcé les critiques sur le manque de transparence et les luttes d’influence au sein de l’instance.
Dans ce contexte tendu, la démission de Mosengo-Omba apparaît pour de nombreux observateurs comme le symptôme d’un malaise plus profond. Si l’intéressé a tenu à saluer les «avancées réelles et remarquées» réalisées sous son mandat, ainsi que la collaboration avec les équipes de la CAF, son départ intervient à un moment critique pour l’organisation. L’avenir immédiat de la CAF dépendra désormais de sa capacité à restaurer la confiance, tant en interne qu’auprès des fédérations membres.
La nomination d’un nouveau Secrétaire général sera un test décisif pour le président Motsepe, appelé à apaiser les tensions et à garantir une gouvernance plus consensuelle. En toile de fond, cette séquence relance une question centrale : la CAF pourra-t-elle surmonter ces turbulences et poursuivre sa modernisation sans compromettre son unité ?

✍🏽 Christophe R O AMOUSSOU
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