Le climat politique se tend à Bissau, un mois après le scrutin présidentiel du 23 novembre 2025. Fernando Dias da Costa rompt le silence et se proclame vainqueur légitime dès le premier tour. Il dénonce une « confiscation du vote » orchestrée, selon lui, par les militaires et engage une bataille judiciaire sur la scène internationale contre le camp du président sortant.
Par la voix de son conseil, le célèbre avocat Me Larifou, Fernando Dias da Costa conteste formellement la situation de blocage actuelle. D’après ses partisans, les procès-verbaux recueillis auprès des commissions électorales régionales ne laissent place à aucun doute : le candidat de l’opposition aurait remporté le suffrage populaire du 23 novembre dernier. Une situation qui pousse son avocat à dénoncer une intrusion militaire illégitime dans le processus électoral.
Au-delà de la crise électorale, Fernando Dias da Costa affiche sa volonté de gouverner par la rupture. Il a ainsi donné instruction d’engager l’État de Guinée-Bissau comme partie civile au Portugal dans plusieurs dossiers de blanchiment de capitaux visant des proches du président Umaro Sissoco Embaló.
Entre-temps, l’Union africaine et la CEDEAO ont déjà pris des mesures de suspension à l’encontre du pays à la suite du coup d’État du 26 novembre. La Guinée-Bissau demeure cependant plongée dans une incertitude politique totale. Fort du soutien de la coalition PAI–Terra Ranka, Dias da Costa rejette toute transition imposée par la junte et se pose en défenseur du rétablissement de l’ordre constitutionnel.
Pour de nombreux observateurs, cette double offensive politique à Bissau et judiciaire à Lisbonne place Fernando Dias da Costa au centre du jeu diplomatique, contraignant les partenaires internationaux à se prononcer sur la légitimité du pouvoir en place.
✍️Patrice Assiongbon SOWANOU
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