Tout comme celui de plusieurs autres pays africains, le septième art béninois est encore à l’étape embryonnaire. Pour causes, plusieurs obstacles. Et même si certaines villes du pays tentent de se révéler aux moyens locaux, la ville de Parakou, la vitrine du septentrion reste relativement dans une lenteur qui semble passée inaperçue. En effet, la cinématographie parakoise, qui devrait dans une certaine mesure être une référence dans le nord du pays peine à prendre son envol.
Quelques causes qui pourraient expliquer cet état lamentable :
Les raisons phares qui pourraient expliquer ce retard sont entre autres, la faiblesse de la production. En effet, les quelques productions parakoises réalisées, loin d’être calomnieuses, manquent de créativité. Les idées développées dans la plupart de ces films sont des reproductions des métrages dont les idées sont tirées d’ailleurs. De cette faiblesse de la production émane des conséquences de baisse de qualité dans une perspective où les idées, les rôles et même les actions sont parfois copiées. De plus, la cinématographie parakoise et béninoise en général manque de financement. Sans l’ombre d’un doute, les acteurs de ce secteur au Bénin sont comme des enfants orphelins qui doivent quasiment tout faire d’eux même. Comme autres causes de cet état non avancé du cinéma parakois, on peut citer le mauvais encadrement des acteurs, la disparition des salles, le non soutien des populations.
Des acteurs qui s’engagent malgré l’état dans le domaine
De plus en plus, la population de la cité des Kobourou ne cesse de s’engager dans ce domaine de cinéma bien qu’il soit contraignant et garni d’épines. Ainsi, grâce au dynamisme et à la ténacité de plus d’un, plusieurs court-métrages ont vu le jour sur la terre parakoise. De l’analyse de ceux-ci, il serait judicieux de saluer l’effort fourni par chacun à divers niveaux. Bien qu’il y ait des acteurs à la production, il reste encore du chemin à parcourir pour une bonne cinématographie digne du rang de la ville de Parakou.
La cinématographie étant le septième art permettant aux populations de mettre en exergue leur culture est encore, à Parakou à l’étape embryonnaire. Une situation qui sans aucun doute retire à cette vitrine du septentrion ses lettres de noblesse. Ainsi, pour solutionner cette situation, il urge que les autorités compétentes mettent la main à la pâte afin de rehausser le niveau calamiteux de ce domaine à Parakou. Chacun devrant jouer sa partition, il faudrait que les acteurs de ce domaine travaillent davantage afin que ce rêve de plus d’un de voir la cinématographie décoller à Parakou soit une réalité.
✍️ Nawas TOUGLO
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