Pour les crimes commis entre février 2021 et 2024 en lien avec des manifestations ou des accusations politiques, l’Assemblée nationale Sénégalaise a adopté le mardi, 05 mars 2024, une loi d’amnistie.
Après une très longue journée de débat, les députés sénégalais ont voté une loi d’amnistie. À l’issue des votes, cette loi d’amnistie a finalement été adoptée par 94 voix pour et 49 voix contre. Les députés de la majorité ont bénéficié du soutien des parlementaires du parti de Karim Wade, le Parti démocratique sénégalais (PDS).
L’objectif de cette loi est de réconcilier le pays après trois ans de climat politique extrêmement tendu. Mais le texte est loin de faire l’unanimité dans la société sénégalaise, qui craint que cette loi ne permette le jugement de ceux qui ont commis des crimes durant cette période.
Plus d’une cinquantaine de personnes sont mortes dans les manifestations ces trois dernières années au Sénégal, selon Amnesty International. Aucun responsable n’a encore été poursuivi et ne pourra l’être désormais après cette amnistie. Seule une indemnisation des victimes au cas par cas est prévue par cette loi.
Avec l’adoption de cette loi d’amnistie, plusieurs détenus politiques seront libérés, parmi lesquels le candidat du parti de l’opposition Pastef, Bassirou Diomaye Faye. Ce dernier est toujours en détention provisoire pour appel à l’insurrection, notamment.
Ousmane Sonko, opposant numero un au régime de Macky Sall peut être aussi parmi les potentiels bénéficiaires de cette loi d’amnistie.
✍️Bernard B CAPO-CHICHI
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