L’Organisation Mondiale du Commerce (Omc) a dernièrement fait lever les brevets pour faciliter l’accès de l’Afrique aux vaccins contre la Covid-19. L’ancien chef d’État, Yayi Boni ne semble trouver qu’un seul point positif qui est la possibilité de fabriquer et d’exporter les vaccins et plusieurs inconvénients à cette décision. C’est à travers une publication sur sa page Facebook en date du lundi 20 juin 2022 qu’il attire l’attention des internautes sur cette décision. Pour lui, elle ne profitera qu’à des pays comme la Chine, la Russie et l’Inde qui maîtrisent les techniques d’accès aux secrets industriels.
En dépit du fait que cette décision regorge plus d’aspect négatif que positif, le prédécesseur de Patrice Talon la trouve insuffisante. Il est donc impérieux pour l’Omc de la compléter en tenant compte de la démarche de l’Union Européenne (Ue) et de l’Organisation Mondiale (Oms) de la Santé qui avaient des projets de construction des usines de fabrication des vaccins ARN dans 06 pays africains, sous la supervision des laboratoires occidentaux avec un transfert progressif de la technologie de fabrication des vaccins et de médicaments contre certaines maladies (diabète, cancer et SIDA).
Au nombre des points négatifs soulignés, il affirme qu’il n’y a pas eu de « transfert de technologie (savoir-faire) d’où la nécessité de reprendre les 50. 000 procédures nécessaires à la fabrication du vaccin avec le risque de produire un vaccin moins efficace » et également pas de « levée des brevets sur les traitements de la Covid-19 dont aurait besoin l’Afrique ». Il va plus loin, en écrivant que « la durée de 5 ans de levée des brevets est trop courte pour susciter les investissements nécessaires à la production des vaccins ».
En somme, il est clair que pour l’ex chef d’État cette décision ne profitera aucunement à l’Afrique et que les Ong avaient raison de dire que les négociations ont accouché d’une souris.
✍️ Nawas TOUGLO
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