L’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) au Bénin en collaboration avec les préfectures et mairies de Banikoara et de Matéri a tenu la semaine dernière à Parakou du 27 au 30 janvier, un atelier de développement des mécanismes de gestion des plaintes et validation de l’étude de perception.

Cette activité financée par le Gouvernement du Japon est mise en œuvre dans le cadre du projet « Renforcement de la résilience des femmes face aux risques de protection, aux conflits et aux impacts du changement climatique dans le nord du Bénin ». Elle a réuni différents acteurs majeurs et visait d’une part à contribuer au renforcement des capacités des acteurs clés, au développement de mécanismes efficaces de gestion des plaintes et d’autre part à procéder à la validation de l’étude de perception communautaire sensible au genre sur la sécurité et les impacts climatiques dans les zones frontalières.

« Nous avons réfléchi depuis trois jours sur la gestion des mécanismes de plainte dans le cadre de la protection des femmes et en même temps la validation de l’étude de perception des femmes face à l’insécurité. Cet atelier a réuni les vrais acteurs concernés qui ont apporté leur contribution au débat pour améliorer la protection des femmes en termes de gestion des plaintes, en termes de référencement des cas de victimes de violences basées sur le genre » a laissé entendre le représentant du préfet de l’Atacora, Maguidi Gbéré Kora. Le projet, durant sa mise en œuvre contribue efficacement à la résilience des femmes dans les communes de Banikoara et de Matéri, en témoigne le point focal genre de la commune de Matéri, Benoît Kiatti. « Ce projet nous aide vraiment à faire face aux situations difficiles que nous vivons avec nos déplacés internes et externes dans la communauté, notamment sur la protection de la femme dans ces conditions difficiles. L’impact est là, les femmes sont associées. Il y a un grand effort qui a été fait pour l’amélioration des conditions de vie des femmes ».

Durant ces trois jours de travaux, les mécanismes existants de gestion des plaintes ont été cartographiés, analysés et documentés; les lacunes, risques et besoins spécifiques des populations, y compris des personnes déplacées et les communautés hôtes ont été clairement identifiés; les canaux de plaintes les plus adaptés au contexte local (helpline, outils digitaux, relais communautaires) ont été identifiés et priorisés et l’étude de perception communautaire sensible au genre sur la sécurité et les impacts climatiques dans les zones frontalières est validée par les parties prenantes.

Au terme dudit atelier, les participants ont apprécié le contenu des discussions menées qui rassurent de l’atteinte des objectifs. « Depuis que nous avons commencé le projet, il y a eu beaucoup de choses. On a donc fait le récapitulatif, recenser ce qui reste à faire, et comment est-ce qu’il faut gérer les plaintes, vers qui diriger les plaignants. Je pense que ça a été vraiment très important, voire essentiel pour nous » a affirmé Virginie Kassa. « Les unités de police sur l’ensemble du territoire béninois travaillent déjà efficacement à améliorer les services octroyés à la population. Cet atelier nous donne réellement des outils nécessaires dans d’autres domaines à déployer notamment dans la gestion des plaintes, surtout liées aux Violences Basées sur le Genre (VBG) et aussi à la gestion des catastrophes. Il nous servira pour la prise en charge des populations, dans notre manière de les servir et aussi de notre suivi dans le traitement des plaintes dans nos unités au profit de nos communautés respectives >> a souligné le commissaire de Matéri, Hyppolite Zoumevo.

Les parties prenantes, issues des différentes préfectures et mairies identifiées ainsi que de la Police Républicaine, de l’Agence béninoise de Gestion intégrée des Espaces frontaliers (ABeGIEF), de l’Agence Béninoise de Protection civile(ABPC), de la Direction Générale de l’environnement et du Climat (DGEC), des Direction départementale du Cadre de vie et des Transports (DDCVT) de l’Alibori et de l’Atacora et de plusieurs Organisations de la Société Civile (OSC), ont unanimement salué l’initiative portée par l’OIM et soutenue par le gouvernement japonais. L’atelier s’est achevé dans une atmosphère de pleine satisfaction, témoignant de l’intérêt et de l’engagement manifestés tout au long des échanges.
✍️ Nawas TOUGLO
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