L’Union africaine (AU), alors qu’elle n’a pas encore fini la course à la résolution de la crise nigerienne, se voit soudainement sur un nouveau terrain glissant. Le président de la commission de l’institution régionale n’a pas tardé à réagir et condamner » fermement la tentative de coup d’Etat » annoncée ce mercredi 30 août 2023 au Gabon. En effet, dans un communiqué rendu public ce jour, Moussa Faki Mahamat s’est prononcé et a qualifié la situation d’une << violation flagrante des instruments juridiques et politiques de l’Union africaine, dont la charte africaine sur les élections, la démocratie et la gouvernance >>. Aussi, a-t-il poursuivi à travers sa déclaration, en appelant << l’armée nationale et les forces de sécurité à s’en tenir strictement à leur vocation républicaine, à garantir l’intégrité physique du président de la République (Ali Bongo Ondimba), des membres de sa famille, ainsi que de ceux de son gouvernement >>.
S’en est suivi après, la réaction de la France qui, quant à elle, a condamné ce coup d’Etat militaire en cours au Gabon. <>, a déclaré Olivier Véran, le porte-parole du gouvernement français.

Pour rappel, un groupe de militaires a annoncé ce mercredi 30 août sur la chaîne de télévision Gabon 24, avoir mis fin au régime en placc au Gabon et déposé en résidence surveillée le président sortant Ali Bongo. Une déclaration qui fait suite à la proclamation dans la nuit de mardi à mercredi, des résultats des élections générales organisées le samedi 26 août 2023. Selon le général Brice Oligui Nguema, chef de la garde Républicaine considéré comme nouvel homme fort du pays, ces résultats qui donnaient la réélection d’Ali Bongo avec 64,27% des suffrages exprimés pour un troisième mandat, ont été annulés jusqu’à nouvel ordre.
Par ailleurs, il est à noter que plusieurs personnalités politiques proches du président déchu et un de ses fils Noureddin Bongo Valentin ont été arrêtés par les putschistes.
✍️Y. A.
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