Dans plusieurs quartiers de Parakou, l’odeur pestilentielle qui s’échappe des caniveaux s’impose désormais comme une réalité quotidienne. Les eaux usées, les déchets en décomposition et les boues stagnantes dégagent une senteur suffocante qui empeste l’air ambiant. Surtout en cette période de forte chaleur, l’atmosphère devient irrespirable. Ce phénomène, loin d’être anodin, traduit un problème d’assainissement qui pèse sur la santé publique.
Dans plusieurs zones de Parakou, respirer un air pur relève presque de l’impossible. Surtout en cette période de chaleur intense, l’odeur suffocante qui s’échappe des caniveaux prend littéralement d’assaut les narines des passants. Certains de ces caniveaux sont ouverts, d’autres recouverts, mais tous servent de réceptacles à une accumulation d’eaux usées. Celles des ménages, des vendeuses installées le long des voies ou encore des pluies qui y drainent une multitude de déchets. Ce mélange stagnant dégage une puanteur persistante qui s’étend sur plusieurs artères de la ville.
Les quartiers et tronçons les plus touchés sont bien connus des habitants malgré les multiples efforts de la Société de Gestion des Déchets et de la Salubrité (SGDS SA) a été créée en novembre 2018 par le gouvernement. À Banikanni, l’air devient presque irrespirable à proximité des pavés reliant le marché Rose Croix au Campus. Même constat sur les voies entre l’École de Formation Médico-Sociale (EFMS) et la Direction Départementale de l’Énergie, de l’Eau et des Mines, en direction de la LNB de Banikanni. Les abords du Centre Hospitalier Départemental (CHD), notamment le tronçon menant vers Titirou, ne sont pas épargnés. Toute la zone du marché Arzèkê, où s’entremêlent commerce, circulation et insalubrité, figure également parmi les plus exposées à cette nuisance.
Cette puanteur qui s’échappe des caniveaux n’est pas seulement une nuisance olfactive. Respirer cet air vicié de façon répétée peut provoquer des troubles de santé. Au-delà des conséquences sanitaires, cette situation dégrade le cadre de vie et ternit l’image de la ville. La lutte contre la puanteur des caniveaux doit être considérée comme une urgence de santé publique. Autorités à divers niveaux, populations, tous doivent être interpellé et jouer leur rôle dans l’éradication de ce fléau.
✍️ Nawas TOUGLO
BARUKA MÉDIA, vivez l’information autrement
☎️+229 0197423112
![]()