L’institution va-t-elle reculer face à la junte ?
Alors que l’ultimatum donné aux putschistes nigériens par la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), menaçant d’intervenir militairement pour le retour à l’ordre constitutionnel et rétablir le président Bazoum a connu son épilogue ce dimanche 06 août 2023. Le président Nigerian Bola Ahmed Tinubu, président en exercice de la Cédéao a convoqué un deuxième sommet extraordinaire des chefs d’État sur la situation au Niger.
Les pays membres ont été informés par un message de la commission de l’organisation sous régionale renseigne la Radio France Internationale (Rfi). Ce sommet qui se tiendra à Abuja au Nigeria en présentiel, le jeudi 10 août 2023, est le deuxième en moins de quinze jours après celui du 30 juillet. Selon le communiqué de la Cédéao, les Chefs d’Etat convoqués se pencheront sur la situation politique et les récents développements au Niger.
Le Président Mohamed Bazoum a été déchu de son pouvoir, le 26 juillet dernier. Et malgré les médiations avec l’envoi des émissaires de l’organisation sous régionale et même les menaces d’une intervention militaire, les putschistes ne semblent pas se résigner. Ces derniers ont d’ailleurs reçu le soutien des pays voisins dont le Mali et le Burkina Faso. Ce 7 août 2023, une délégation conjointe du Burkina Faso et du Mali est arrivée à Niamey pour « témoigner de la solidarité des deux pays au peuple frère du Niger ». Le colonel malien Abdoulaye Maïga a conduit la visite précise Rfi.
Pourtant, certaines personnalités de premier plan avaient confié que la décision d’intervenir était prise et qu’un autre sommet n’était plus nécessaire. Avec ce nouveau sommet, cela laisse donc à croire que la Cédéao voudrait accorder un peu de temps à la junte et explorer les différentes options diplomatiques avant de mettre en exécution sa menace d’intervention militaire.
✍️Anselme ORICHA
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